Inconscient, Subconscient & Intuition: Quelles Différences ? | Onéotéa
Inconscient, subconscient et intuition : quelles différences ?
Avez-vous déjà ressenti qu’une situation « ne vous inspirait pas » sans pouvoir expliquer pourquoi ?
Ou pensé soudainement à une solution après avoir cessé de chercher ?
Nous utilisons souvent des expressions comme intuition, inconscient ou subconscient pour parler de ces expériences.
Ces mots sont pourtant loin d’être synonymes.
Alors, quelle différence existe-t-il entre l’inconscient, le subconscient et l’intuition ?
Et quel rôle les processus non conscients peuvent-ils jouer dans nos impressions et nos décisions ?
Qu’est-ce que l’inconscient ?
Le terme « inconscient » possède plusieurs significations selon que l’on parle de psychanalyse, de psychologie ou simplement du langage courant.
Dans une perspective psychologique moderne, il est notamment possible de parler de processus non conscients.
Notre cerveau traite en permanence une quantité considérable d’informations sans que nous ayons conscience de chacune d’entre elles.
- Automatismes.
- Habitudes.
- Reconnaissance de formes.
- Associations.
- Réactions apprises.
Une partie de notre fonctionnement mental se déroule ainsi sans entrer directement dans notre conscience.
Et le subconscient ?
Le mot « subconscient » est extrêmement populaire dans le développement personnel et la spiritualité.
Mais en psychologie scientifique contemporaine, il ne correspond pas nécessairement à une structure mentale clairement définie.
On lui préfère généralement des notions plus précises : processus automatiques, mémoire implicite, cognition non consciente ou traitement non conscient de l’information.
Cela ne signifie pas que tout ce que nous appelons couramment « subconscient » est imaginaire.
Cela signifie simplement que le fonctionnement de l’esprit est plus complexe que l’idée d’un deuxième esprit caché sous notre conscience.
Qu’est-ce que l’intuition ?
L’intuition correspond à une impression ou à un jugement qui apparaît rapidement, sans que nous soyons capables d’expliquer immédiatement toutes les étapes du raisonnement.
Vous ressentez que quelque chose est familier.
Qu’une solution semble correcte.
Qu’un détail ne correspond pas à ce que vous attendiez.
Mais vous ne savez pas encore expliquer pourquoi.
Cette impression peut parfois provenir d’informations et d’expériences que notre cerveau a traitées très rapidement.
L’intuition est-elle magique ?
Elle peut en donner l’impression.
Pourtant, certaines intuitions peuvent être liées à l’expérience et à la reconnaissance rapide de schémas.
Une personne très expérimentée dans son métier peut par exemple remarquer inconsciemment de petits indices qu’un débutant ne percevrait pas.
Elle ressent alors immédiatement que « quelque chose ne va pas » avant même de pouvoir expliquer précisément pourquoi.
Son intuition peut donc être le résultat d’un apprentissage considérable devenu partiellement automatique.
Peut-on toujours faire confiance à son intuition ?
Non, nos impressions peuvent aussi être influencées par nos peurs, nos attentes, nos souvenirs et différents biais cognitifs.
Une sensation très forte n’est donc pas automatiquement une information vraie.
L’intuition peut être intéressante à écouter.
Mais elle gagne souvent à être confrontée aux faits.
Une bonne question peut alors être :
Qu’est-ce qui me fait ressentir cela ?
Puis :
Quels faits viennent confirmer ou contredire mon impression ?
Le pendule et les processus non conscients, le pendule offre un exemple fascinant.
Lorsque nous tenons un pendule, de minuscules mouvements musculaires involontaires peuvent progressivement produire une oscillation.
C’est ce que l’on appelle notamment l’effet idéomoteur.
Nous pouvons sincèrement avoir l’impression de ne pas bouger alors que notre corps produit des mouvements extrêmement faibles.
Cela montre à quel point nos processus non conscients peuvent influencer nos gestes.
Le pendule peut-il révéler l’inconscient ?
Il serait excessif d’affirmer qu’un pendule permet d’accéder directement à un « inconscient » qui connaîtrait des réponses cachées.
En revanche, son utilisation peut provoquer quelque chose d’intéressant : une réaction.
Imaginez que vous posiez une question.
Le pendule indique « non ».
Vous ressentez immédiatement de la déception.
Cette émotion peut vous apprendre quelque chose.
Peut-être espériez-vous secrètement obtenir « oui ».
Ce n’est alors pas nécessairement le mouvement du pendule qui est révélateur.
C’est votre réaction face à ce mouvement.
Apprendre à observer ce qui se passe en soi
L’introspection consiste justement à porter son attention sur ses pensées, ses émotions et ses réactions.
Vous pouvez essayer un exercice très simple.
- Installez-vous dans un endroit calme.
- Allumez une bougie.
- Prenez quelques respirations.
- Puis écrivez une question dans votre carnet.
- Avant même d’utiliser un pendule, notez :
- Quelle réponse est-ce que j’espère obtenir ?
- Cette question peut parfois être beaucoup plus révélatrice que toutes les autres.
Entre intuition et raison
Il n’est pas nécessaire de choisir entre intuition et réflexion.
Les deux peuvent dialoguer.
- L’intuition peut signaler quelque chose.
- La réflexion peut ensuite chercher à comprendre pourquoi.
Les faits permettent enfin de vérifier.
Écouter son intuition ne signifie donc pas nécessairement lui obéir.
Cela peut simplement vouloir dire : prendre quelques instants pour écouter ce qu’elle essaie de nous faire remarquer.
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